Que faire face à un syndrome Diogène ?

Vous désirez en savoir davantage au sujet du syndrome Diogène ? Comment se manifeste-t’il ? Quelles sont les prises en charge possibles ? Est-il nécessaire de contacter une entreprise spécialiste du débarras Diogène pour le nettoyage après décès ? Vous saurez tout en prenant connaissance du texte ci-dessous.

Qu’est-ce que le syndrome Diogène ?

Les médecins qualifient de syndrome Diogène un trouble comportemental mélangeant divers problèmes tels que la syllogomanie (tendance à l’accumulation d’objets) et un manque d’hygiène généralisé. L’importance du syndrome augmente avec le temps surtout si la personne est isolée sur le plan social. Pour autant, n’allez pas croire que les personnes atteintes vivent recluses en permanence. Certaines d’entre elles travaillent par exemple. Toutefois, la vie à domicile peut malgré tout être qualifiée d’insalubre. Forcément, dans de telles conditions, sans un nettoyage Diogène régulier, le logement se dégrade irrémédiablement.

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Les experts indiquent que nous ne sommes pas égaux face à ce syndrome. Ainsi, la majeure partie des personnes concernées est âgée d’au moins 70 ans. De plus, on comptabilise davantage de femmes que d’hommes. Cela s’explique notamment par une durée de vie plus longue pour ces dernières qui survivent généralement à leurs époux. D’ailleurs, un choc psychologique tel que le décès du conjoint déclenche bien souvent le syndrome.

Quelle prise en charge ?

Face à un cas de syndrome Diogène avéré, il convient de se poser tout d’abord la question des origines de son apparition. Est-ce lié à une réaction pathologique ? Est-ce une réponse suite à un choc psychologique ? Est-ce tout simplement une volonté personnelle et un choix de vie différent de la norme habituelle ? Même si la réponse à cette question n’est pas aisée à déterminer, elle orientera malgré tout le type de prise en charge à effectuer.

Si les médecins estiment que les bilans (de santé et psychologiques) démontrent que le syndrome s’apparente à une maladie, alors il faudra nécessairement procéder à une hospitalisation. Aucune autre alternative n’est possible dans un tel cas. Cependant, il convient de se montrer prudent. En effet, plusieurs études ont démontré que sortir un tel patient de ces habitudes de vie (même si elles sont néfastes) risque de conduire à une dégradation plus ou moins rapide de son état de santé. N’oublions pas en effet que la majorité des personnes sujettes à ce trouble est âgée et que leur santé est donc fragile voire déclinante.

Et si la maladie n’est pas détectée ?

Si le cas n’est pas réellement avéré, la prise en charge se complique. En effet, toute personne saine de corps et d’esprit est libre d’agir comme bon lui semble à condition de respecter la loi. Personne ne peut donc la contraindre à être prise en charge par les équipes médicales. De plus, vous ne pourrez pas l’obliger à quitter son logement pour effectuer un nettoyage Diogène. Il vous sera également impossible de lui imposer un brusque changement (mais pourtant nécessaire) de ses habitudes de vie.

Pour parvenir à faire prendre conscience de la réalité au « malade », vous devrez donc faire preuve de souplesse et de diplomatie. Il n’existe pas de méthode toute prête pour ce genre de situation. Il faut vous adapter aux spécificités de votre interlocuteur. Efforcez-vous de vous montrer doux et rassurant car votre objectif reste d’obtenir la confiance de la personne que vous pensez atteinte par ce syndrome. Une fois cette priorité établie, vous devrez ensuite concentrer vos efforts afin de faire prendre conscience à votre interlocuteur des avantages de la vie en collectivité et qu’il serait donc bien de rompre avec ses habitudes solitaires. Bien sûr, tout le monde ne pourra pas se montrer fin psychologue et ne pourra donc pas arriver à ses fins. Il est essentiel de posséder un savoir-faire en la matière. Aussi, si vous estimez ne pas être à la hauteur seul, faites vous accompagner par un professionnel de santé.

Un suivi sur la durée

Pour une réponse plus efficace et espérer ainsi sortir de ce syndrome, une phase de suivi sur le long terme est indispensable. Elle débute nécessairement par ouvrir les yeux du malade. En effet, dans la plupart des cas, vous serez confronté à un solide déni. Une personne en situation de Diogène ne demandera aucune aide par elle-même, pire elle refusera toute proposition extérieure en ce sens. Encore une fois, seuls le dialogue adapté et un sens de l’écoute profond pourront vous aider à sortir les malade de ce déni les empêchant d’avancer et se soigner.

Dans un second temps, le suivi va consister à rétablir à la normale trois indicateurs. Tout d’abord, la relation aux autres peut varier de la philanthropie à une vie solitaire. Ensuite, les malades voient leur relation aux objets se modifier. Soit ils entassent soit il vivent dans un dépouillement matériel exagéré. Enfin, l’hygiène est elle aussi altérée, pouvant être ou bien excessive ou bien absente.

Comment procéder pour le nettoyage du logement et effectuer le débarras Diogène ?

Le nettoyage du logement occupé par une personne souffrant du syndrome Diogène n’est pas à prendre à la légère. En effet, vivre dans de telles conditions se révèle être néfaste pour la santé et même mortel pour les cas les plus graves. Les voisins immédiats peuvent également être touchés. Aussi, il est de leur de devoir de prévenir les autorités compétentes, si ils étaient amenés à constater de tels faits.

Une absence d’hygiène conduit irrémédiablement à la prolifération de micro-organismes pathogènes. Ces derniers peuvent prendre différentes formes (champignon, germe, bactérie ou encore moisissure). De plus, ces conditions vont attirer des indésirables, à l’image des souris, des blattes ou des rats. En mourant et en se décomposant, ils sont dans la capacité de transmettre des maladies aux êtres humains.

Le nettoyage se doit de respecter un protocole précis pour être totalement efficace. Il débute avec une phase de tri durant laquelle on mettra de côté les éléments à garder. Il s’agit le plus souvent de documents officiels. Ce tri peuvent s’avérer être particulièrement chronophage et fastidieux. En effet, les objets à conserver se trouveront souvent entassés sous une montage de détritus et autres inutilités. Dans un deuxième temps, il faudra jeter tout ce qui ne sera pas conservé. Selon la quantité amassée, le recours à un camion-benne peut se révéler judicieux ! N’oubliez pas, également de respecter les dispositions légales obligeant à prévenir la mairie de l’opération. Enfin, le champ sera libre pour débuter la dernière étape. Il s’agit alors de désinfecter le logement. Pour ce faire, il convient d’utiliser des produits spécifiques. Attention, il s’agit de produits dangereux, nécessitant le port d’équipements de sécurité adaptés. Certains d’entre eux sont si délicats à appliquer que la loi impose une certification spéciale. Aussi, il est préférable de faire appel à un professionnel disposant de tout le matériel et des autorisations. De plus, ces conseils vous seront précieux pour optimiser l’opération de nettoyage.



Il arrive malheureusement que l’on ne découvre le syndrome qu’au décès de l’occupant du logement. C’est même d’ailleurs une situation fréquente. Dans ce cas, il est fortement recommandé au propriétaire de faire appel à une entreprise spécialisée dans le nettoyage après décès. Des travaux et des réparations peuvent être également à prévoir selon les circonstances.