Se soigner du syndrome de Diogène : les étapes clés pour s’en sortir

Qu’est ce que le syndrome de Diogène ?

Le syndrome de Diogène est un trouble du comportement, affectant principalement les personnes âgées et isolées, bien qu’il puisse toucher toutes les tranches d’âge et toutes les classes sociales. Il se manifeste par une négligence extrême de l’hygiène, qui conduit à l’insalubrité d’un logement et à une mise en danger réelle de son occupant, voire du voisinage. Faire appel à une entreprise spécialisée pour réaliser un nettoyage Diogène, un débarras Diogène, ou encore une désinfection Diogène est alors une nécessité sanitaire. L’accumulation compulsive d’objets et de déchets, l’absence totale d’entretien domestique et le déni représentent les principaux symptômes de ce trouble comportemental. La personne vit dans des conditions d’hygiène catastrophiques, au beau milieu de détritus, de restes alimentaires et parfois même d’excréments dans les cas les plus graves. Dans le déni, la personne ne réalise pas l’urgence de la situation. Pire encore, elle n’y voit généralement aucun problème et ne s’en plaint absolument pas. L’enjeu est donc de lui faire prendre conscience du danger. Si le syndrome a un impact direct sur la santé, il accentue souvent aussi l’isolement social de personnes déjà vulnérables, qui plongent encore un peu plus dans la solitude. Alors, comment s’en sortir ?

Identifier le syndrome, reconnaître le trouble comportemental

Le syndrome de Diogène peut se manifester sous différentes formes, ce qui le rend parfois difficile à confirmer. Certaines personnes vont par exemple aussi négliger leur hygiène corporelle, alors que d’autres s’efforceront de s’entretenir malgré l’état de leur milieu de vie. Le syndrome se divise globalement en deux types : le Diogène actif, qui a surtout tendance à accumuler des objets dont il n’arrive plus à se séparer ; et le Diogène passif, qui a tout simplement cessé totalement de nettoyer et de ranger son logement.

Il s’agit en premier lieu de déterminer si la personne souffre réellement du syndrome, ou s’il s’agit d’un choix de vie en pleine conscience. On peut commencer à évaluer la situation avec l’aide des proches et du voisinage, mais le médecin traitant reste le premier interlocuteur à privilégier. Il aura déjà pu constater certaines pathologies liées aux mauvaises conditions d’hygiène et lui seul peut établir un premier diagnostic, puis faire le lien avec d’éventuelles autres pathologies. Si la cause est psychologique (dépression, fragilité émotionnelle, etc.), il dirigera la personne vers un accompagnement psychiatrique. Si la cause est d’ordre neurologique (suspicion d’Alzheimer, démence, etc.), le patient sera alors orienté vers un neurologue.

Une visite du domicile sera nécessaire pour confirmer le syndrome. Si c’est souvent la famille qui tire la sonnette d’alarme, les personnes très isolées passent parfois des années dans ces conditions avant qu’un signalement soit fait, souvent par le voisinage qui en subit les nuisances.

Accepter l’aide extérieure

Si aucune déficience mentale n’est constatée, le médecin traitant n’a qu’un rôle de conseil et ne peut pas agir sans le consentement de son patient. La personne étant le plus souvent dans le déni, l’importance d’une relation de confiance prend alors tout son sens. Il faut réussir à lui faire réaliser la situation, sans la brusquer et risquer qu’elle se bloque. C’est généralement à ce stade que le médecin propose un accompagnement social ou une éventuelle thérapie comportementale. Si la personne concernée refuse catégoriquement toute aide extérieure, il ne reste alors que deux solutions:

  • le signalement au CMP (centre médico-psychologique) : il s’agit de signaler le danger pour la personne elle-même ;
  • le signalement en mairie, principalement dans le cas du voisinage qui subit les nuisances sanitaires.

Accepter l’aide extérieure signifie ouvrir les yeux sur le problème. C’est une étape difficile pendant laquelle la personne peut alors se sentir honteuse. Elle a besoin d’aide et d’accompagnement, et en aucun cas de culpabilisation : le soutien des proches est donc primordial.

Faire réaliser un nettoyage Diogène, un débarras Diogène et une désinfection Diogène

Faire intervenir un professionnel pour nettoyer le logement est une étape incontournable. À ce stade, la tâche est titanesque et un particulier n’aura ni le matériel, ni les produits adéquats pour rendre le logement salubre. L’accumulation des déchets demande un protocole de nettoyage précis pour écarter tout risque sanitaire par la suite. La visite du logement et le nombre d’années d’accumulation permet d’évaluer le temps de travail et les services nécessaires (nettoyage Diogène, débarras Diogène ou également désinfection Diogène).

Arrive alors l’étape délicate mais indispensable : demander à l’occupant de quitter son logement le temps du nettoyage. La personne a souvent passé de nombreuses années isolée dans sa maison ; si cela peut paraître difficile à concevoir, son environnement lui est familier et la rassure. Le quitter momentanément est une étape douloureuse mais salutaire. C’est le moment de se rapprocher de sa famille, de définir ce qu’elle souhaite garder ou de commencer une thérapie. Il est temps de faire le point et de se préparer à une nouvelle vie !

L’accompagnement médico-social pour éviter la rechute

Si la personne a retrouvé un logement sain et agréable, ses troubles comportementaux n’ont pas pour autant disparu. D’autant plus que le changement d’environnement, aussi positif soit-il, peut être angoissant les premiers temps. Le suivi médical et social est donc primordial pour bien vivre la transition et éviter la rechute. Il faut comprendre ce qui a provoqué cette situation, et comment faire pour que cela ne se reproduise plus. Les thérapies et les éventuels traitements doivent être, plus que jamais, suivis sérieusement. Le médecin et les proches sont encore une fois les premiers interlocuteurs de confiance. Il est essentiel que la personne ose demander de l’aide si elle en ressent le besoin.

Rompre l’isolement, rétablir le lien social

Au fil des ans, le syndrome Diogène a souvent éloigné les connaissances, les amis et parfois même la famille proche. Rejetée et pointée du doigt, la personne s’est alors repliée sur elle-même, évitant progressivement tout lien social. L’isolement lui-même ayant empiré son état émotionnel, et donc l’ampleur du syndrome ; un cercle vicieux s’était alors installé. L’enjeu est de rompre la solitude en rétablissant le lien social. Il s’agit d’essayer de renouer le contact avec la famille et les amis perdus de vue, mais aussi de réapprendre à aller vers les autres en construisant, pourquoi pas, de nouvelles amitiés.
Le but est de s’entourer de personnes bienveillantes pour aller de l’avant et affronter les difficultés. Les proches seront ainsi présents pour accompagner toutes les étapes du processus, et pourront aider à déceler à temps les éventuelles rechutes. Se sentant épaulé au sein d’un environnement positif, il est désormais possible de repartir à zéro et d’imaginer l’avenir sereinement.

Entreprise de nettoyage extrême et de désinfection.